Une histoire qui a commencé avec l’art — et la confiance

Réservez votre rêve

Stone Oven House est né d’un voyage — un voyage qui a commencé avec l’idée que l’art pouvait être échangé contre les essentiels de la vie. En 2010, l’artiste Sergei Balovin a lancé le projet « Échange en nature » : au lieu de vendre ses œuvres, il a commencé à les offrir en échange de nourriture, d’un abri ou de services. Ce qui a commencé comme un simple geste est devenu une expérience artistique et humaine mondiale — un périple à travers les continents, au cours duquel Sergei a été accueilli dans des foyers de personnes de tous horizons.

Lorsque Claudia Beccato a rejoint le projet, apportant son expérience dans l’édition gastronomique et son amour pour l’hospitalité culturelle, le voyage s’est approfondi. Ensemble, ils ont voyagé, absorbant traditions, modes de vie et les nombreuses formes de générosité qui relient les gens. L’idée de créer un foyer pour les autres — un espace d’échange, d’inspiration et d’expérience partagée — s’est dessinée bien avant que l’Italie n’apparaisse à l’horizon. Mais c’est ici, dans la vallée du Val Pellice, que tout s’est concrétisé.

Chaque voyage a une destination — la nôtre est devenue un foyer pour beaucoup



On leur a offert la chance de prendre soin d’une vieille maison en pierre en échange d’aide à sa restauration — non pas avec de l’argent, mais avec du temps, des efforts et de la créativité. Ce premier geste de confiance a marqué le début d’un lien plus profond avec ce lieu. Un an plus tard, ils sont tombés amoureux de la vallée et du mode de vie qu’elle offrait. Une maison voisine — abandonnée et envahie par la végétation — a été mise en vente. C’était le moment de s’engager. Ils l’ont achetée, emménagé, et ont commencé à construire quelque chose à partir de rien — ensemble. Pas seulement une maison, mais aussi un foyer pour les autres.

Un foyer construit de mémoire et de pierre de montagne.



Il existe un lieu dans les collines du Val Pellice — au-dessus du village de Rorà — où le temps s’accumule, où les pierres racontent plus d’une histoire. La colline accueillait autrefois l’église de San Nicolaus (San Nicolao), une église médiévale construite aux XIIIe–XIVe siècles et reconstruite à plusieurs reprises au fil du temps. Après les conflits historiques des Vallées, lorsque les communautés vaudoises ont repris possession des terres et que le clergé catholique s’est retiré, l’église est tombée en désuétude. Beaucoup de locaux croient que l’église a été démontée, et que ses pierres mêmes ont servi à construire la maison qui se trouve ici aujourd’hui.

Le domaine est devenu la maison de la famille Pavarin, et était connu localement sous le nom de Vernaréa. Pendant des générations, les murs épais en pierre, les lourdes poutres en bois, les caves voûtées et l’ancien four à pain témoignaient d’une vie enracinée dans la vallée : les animaux au rez-de-chaussée, les grains séchant dans le grenier, les saisons mesurées par les récoltes et les foyers.

Au milieu du XXe siècle, pendant les jours les plus sombres de la guerre, la maison est redevenue partie d’une histoire plus profonde. De 1943 à 1945, le sculpteur renommé Roberto Terracini — un artiste juif de Turin — y trouva refuge sous un faux nom, protégé par la famille Pavarin. Les villageois jouèrent un rôle actif dans la résistance, aidant les partisans et offrant un sanctuaire aux familles fuyant la persécution raciale et les bombardements urbains.

Pendant son séjour dans la maison, Terracini créa une série de dessins poignants dépeignant la vie du village — les habitants locaux, les scènes rurales, et les partisans qui trouvaient refuge dans la vallée. Aujourd’hui, plusieurs de ces œuvres peuvent être découvertes dans un coin dédié de Stone Oven House, offrant un aperçu de cette époque difficile mais résiliente.

La maison poursuit son évolution. Les pierres originelles connaissent l’écho des prières, le doux murmure de la vie agricole, les chuchotements d’artistes cachés en temps de guerre — et accueillent désormais de nouvelles voix : créatifs, voyageurs et rêveurs. Récemment, durant la première année de la guerre en Ukraine, ce foyer a aussi accueilli des réfugiés ukrainiens, leur offrant abri, dignité et paix au milieu de l’incertitude. Ce n’est pas un musée, mais un espace vivant où le passé est chéri avec soin et où le présent respire la possibilité.

Une vallée façonnée par ceux qui ont choisi la liberté

Niché dans les contreforts des Alpes cottiennes, le petit village de Rorà se trouve sur un versant ensoleillé du Val Pellice, une vallée reculée et magnifique de la région du Piémont, dans le nord-ouest de l’Italie. Bien que modeste et tranquille en apparence, cette vallée recèle des siècles d’histoire riche, complexe et souvent dramatique. C’est le cœur du mouvement vaudois — l’une des plus anciennes traditions chrétiennes non catholiques encore vivantes en Europe — et une terre où les récits de résistance, de foi, de résilience et de coexistence sont gravés dans chaque pierre.

Bien avant la Réforme protestante, un marchand lyonnais nommé Pierre Valdo a donné sa richesse pour prêcher une vie simple enracinée dans l’Évangile. Ses disciples, plus tard appelés Vaudois (ou Valdesi), rejetèrent le pouvoir et le luxe de l’Église — et furent qualifiés d’hérétiques.

Forcés à se cacher, ils trouvèrent refuge dans les hautes vallées des Alpes occidentales, y compris le Val Pellice. Ils survécurent à des siècles de persécutions : massacres, exils, conversions forcées. Mais ils n’abandonnèrent jamais. En 1848, après une résistance acharnée et un soutien international, ils obtinrent enfin la liberté civile et religieuse.

Aujourd’hui, l’Église vaudoise reste au cœur de l’identité de la vallée. Petite en nombre mais forte en valeurs, la communauté demeure engagée dans la justice sociale, l’éducation et l’ouverture. Leur héritage de résilience et d’humilité continue de façonner l’esprit du Val Pellice.

Là où la route s’arrête, Rorà commence

Rorà, le village où se trouve Stone Oven House, est l’une des plus anciennes implantations vaudoises de la vallée. Construite en pierre locale, entourée de forêts, de pâturages et de vieux châtaigniers, elle semble hors du temps. Sa taille modeste (quelques centaines d’habitants seulement) cache un fort sens de communauté et d’histoire.

Autrefois, Rorà était connue pour ses carrières de pierre — notamment sa pietra di Luserna blanche et grise unique — qui étaient exportées à travers l’Europe. Aujourd’hui, elle est devenue un refuge pour artistes, amoureux de la nature, randonneurs et ceux en quête de silence, d’inspiration et d’un lien avec quelque chose de plus profond. Sans foule touristique ni distractions commerciales, Rorà offre une expérience lente, authentique et intime.

Le village abrite une petite mais dynamique population, comprenant agriculteurs, artisans et militants culturels. Il accueille des reconstitutions historiques, des festivals locaux, des expositions d’art et des concerts en plein air, tout en préservant un mode de vie qui valorise le savoir-faire, le respect de la nature et la connexion humaine authentique.


Hier a laissé sa marque — aujourd’hui vous accueille

Nous voyons ce lieu non seulement comme un foyer, mais comme une continuation tranquille de la vie culturelle de la vallée. En préservant l’âme de la vieille maison — son architecture, son atmosphère et ses histoires — nous espérons honorer son passé tout en le maintenant vivant à travers ce qui s’y passe aujourd’hui.
Chaque événement que nous organisons, chaque conversation partagée, chaque invité qui franchit le seuil devient partie intégrante de cette histoire en cours. Nous sommes reconnaissants que la manière dont la maison est construite encourage la connexion — entre les personnes, les idées et les générations. Nous serions heureux de vous y accueillir prochainement.

Réservez votre rêve


0

Subtotal